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Aujourd'hui, partons à la rencontre de Poker Alice, la joueuse de poker la plus célèbre du Far West !
Alice Ivers voit le jour le 17 février 1851 dans le Devonshire, comté situé au sud-ouest de l'Angleterre. Issue d'une famille d'immigrants irlandais, elle grandit auprès d'une mère au foyer et d'un père instituteur aux convictions conservatrices.
Lorsqu'elle est âgée de douze ans, elle traverse avec sa famille l'océan Atlantique pour s'installer en Virginie, aux États-Unis. Alice y reçoit une éducation soignée dans un pensionnat prestigieux pour jeunes filles.
À la fin de son adolescence, un nouveau tournant s'opère : la famille Ivers déménage à Leadville, une ville minière du Colorado qui est alors en plein essor. C'est là qu'Alice rencontre Frank Duffield, un ingénieur des mines. Ils se marient en 1871, alors qu'elle a vingt ans.
Dans les camps miniers du Far West, les jeux d'argent font partie du quotidien. Frank fréquente ainsi régulièrement les tripots locaux et, plutôt que de rester seule à la maison, Alice décide de l'accompagner.
D'abord simple observatrice, elle reste discrètement derrière son mari, analysant les parties. Très vite cependant, elle se met à jouer elle-même et révèle un talent remarquable pour le poker et le faro.
Mais le destin frappe brutalement le jeune couple quelques années plus tard. Frank Duffield meurt dans une explosion, alors qu'il tente de réarmer une charge de dynamite dans une mine de Leadville. Alice se retrouve donc veuve et sans ressources.
Bien qu'elle soit suffisamment instruite pour devenir enseignante, l'absence d'école dans ce camp minier l'en empêche et les rares emplois proposés aux femmes ne lui conviennent pas. Elle choisit alors de vivre du jeu.
Si le poker reste sa discipline de prédilection, elle apprend aussi à distribuer les cartes et à jouer au faro. Très rapidement, elle devient recherchée à la fois comme joueuse et comme croupière.
À cette époque, Alice est une jeune femme élégante de 1,63 m, aux yeux bleus et à l'épaisse chevelure brune. Dans un univers de tripots dominé par la gent masculine, la présence d'une femme respectable, non prostituée et habillée à la dernière mode est une rareté qui fascine les mineurs.
Voyageant d'un camp minier à l'autre, Alice se forge une réputation dans le milieu des jeux de hasard et hérite bientôt du surnom de "Poker Alice". Elle travaille comme croupière dans plusieurs villes du Colorado, notamment Alamosa, Georgetown et Trinidad.
Avec le temps, elle adopte une allure devenue légendaire : de grandes robes à froufrous, de gros cigares et toujours un revolver de calibre .38 à portée de main (qu'elle n'hésite pas à utiliser !). Profondément croyante, elle refuse en outre de jouer le dimanche.
Sa notoriété s'étend bientôt à tout l'Ouest. Là où elle s'installe, les joueurs affluent, attirés par le défi qu'elle représente. Les maisons de jeu l'accueillent volontiers, conscientes de la clientèle qu'elle attire.
Lorsque les mines de Leadville commencent à s'épuiser, Alice s'installe à Central City, autre ville en plein développement. Elle est engagée pour travailler plusieurs heures par jour comme croupière dans des maisons de jeu et consacre le reste de son temps à jouer aux cartes pour son propre compte. Elle revendique d'ailleurs avec fierté son honnêteté, convaincue que tricher détruirait tout l'intérêt du jeu.
"Les tables de jeu étaient souvent installées directement dans la rue", expliquera plus tard Alice Ivers. "Des cabanes en rondins servaient à la fois de bar, de salle de danse et de tripot. Elles étaient fréquentées autant par des citoyens respectables que par de dangereux hors-la-loi."
Alice quitte bientôt le Colorado pour rejoindre Silver City, au Nouveau-Mexique. Au Gold Dust Gambling House, elle fait "sauter la banque" en empochant 6000 dollars.
Fidèle à ses habitudes, elle se rend ensuite à New York, comme elle le fait après chaque gros gain, pour renouveler entièrement sa garde-robe. Elle est connue pour dépenser sans compter, voyant dans ses vêtements un double plaisir : suivre la mode et déstabiliser ses adversaires masculins au poker.
Les foules se pressent pour la voir jouer. Les hommes la défient sans cesse et les propriétaires de saloons apprécient sa réputation de femme attachée à ses principes, notamment son refus de jouer le dimanche. À mesure que sa renommée grandit, ses gains augmentent, ce qui lui permet de mettre plusieurs milliers de dollars de côté.
Dans les années 1880, Alice Ivers parcourt de nombreuses villes et croise d'autres joueuses célèbres telles que Madame Mustache, Poker Nell, China Mary ou encore Bowlegged Mary.
En 1890, elle revient dans le Colorado pour explorer les maisons de jeu de nouveaux centres miniers.
Un an plus tard, en 1891, elle entreprend un périple éprouvant à travers les monts San Juan pour rejoindre Creede, nouvelle ville minière du Colorado en pleine effervescence et dont les rues sont envahies par les tables de jeu.
Après l'achèvement du tunnel Moffat et l'arrivée du chemin de fer à la fin de l'année, Creede continue de croître, tandis qu'une ville jumelle du nom de Bachelor surgit sur la montagne voisine. Alice y joue et travaille régulièrement, rencontrant des figures notoires comme Soapy Smith, un criminel chassé de Denver qui est devenu un personnage influent à Creede.
"Les croupiers travaillaient sans relâche, en effectuant des roulements", se souviendra par la suite Ivers. "Je tirais les cartes entre minuit et six heures du matin pour les mineurs qui arrivaient en ville. Ils se réfugiaient dans les tripots après des heures de travail éreintant. Il y avait aussi beaucoup de règlements de comptes. Parfois, quand je rentrais chez moi au petit matin, je devais être prudente pour ne pas être atteinte par une balle perdue…"
À Creede, Alice finit par se lier d'amitié avec Robert Ford, propriétaire d'un saloon sous tente qui l'engage pour distribuer les cartes.
Ford est une figure célèbre depuis près de dix ans. Le 3 avril 1882, il est en effet entré dans l'histoire en abattant le légendaire hors-la-loi Jesse James, un acte qui lui a valu autant de notoriété que de haine.
Lorsque de l'or a été découvert à Creede, Ford a saisi l'occasion : il y a acheté un terrain, puis ouvert un saloon, le Ford's Exchange. Mais la prospérité a été de courte durée. Un violent incendie a ravagé tout le quartier des affaires de la ville, en détruisant au passage son établissement.
En attendant la reconstruction, Ford poursuit son activité dans un saloon provisoire installé sous une tente.
C'est là que le 8 juin 1892, Edward O'Kelley entre dans le saloon, armé d'un fusil à double canon. Selon le témoignage d'Alice Ivers, Ford lui tourne alors le dos. O'Kelley lui lance "Salut, Bob !". Lorsque Ford se retourne, O'Kelley fait feu et le touche mortellement au cou. Robert Ford meurt sur le coup et son assassin gagne aussitôt un surnom macabre : "l'homme qui a tué l'homme qui a tué Jesse James".
Malgré ce drame, Alice reste à Creede jusqu'à ce qu'un nouvel incendie détruise quasiment toute la ville, ce qui la pousse à quitter les lieux.
Quelques semaines plus tard, Alice arrive à Deadwood, dans le Dakota du Sud. Cette ville, qui est un important centre minier des Black Hills, a été fondée il y a plus de quinze ans et elle présente une stabilité rare dans l'Ouest américain. Elle a également survécu à un gros incendie et pour éviter la répétition d'un tel drame, le maire y a fait construire de nombreux bâtiments en briques.
C'est dans ce lieu qu'Alice fait la rencontre de Warren Tubbs, un peintre en bâtiment de Sturgis qui est aussi joueur et croupier durant son temps libre.
Bien qu'Ivers le batte régulièrement aux cartes, une relation amoureuse naît entre eux et ils commencent à se fréquenter en dehors des tripots. Un jour d'ailleurs, alors qu'un mineur saoul menace Tubbs avec un couteau, Alice intervient sans hésiter et tire avec son revolver, blessant l'homme au bras.
Comme Deadwood est une importante gare ferroviaire, Alice peut voyager à travers le pays à sa guise. Elle emmène donc souvent Warren à New York pour lui faire découvrir la grande ville et continuer à acquérir les plus belles robes du moment pour épater ses adversaires aux tables de poker.
Elle épouse finalement Tubbs, le couple vivant des revenus de son métier de peintre et des gains d'Alice aux jeux de hasard. Ils finissent par s'installer dans un ranch près de Sturgis, au bord de la rivière Moreau, à environ 160 kilomètres de Deadwood.
S'occupant de la ferme et élevant les sept enfants (quatre garçons et trois filles) issus de son union avec Warren, Alice passe de moins en moins de temps dans les maisons de jeu locales.
"Les années que j'ai vécu dans ce lieu figurent parmi les plus heureuses de ma vie", confiera Alice avec nostalgie. "Durant cette période, je n'avais plus envie de jouer dans les saloons et les tripots bruyants des villes. J'appréciais au contraire la tranquillité du ranch et chacun des jours passés auprès de mon mari et de mes enfants."
Lorsque, quelques années plus tard, son époux apprend qu'il est atteint de tuberculose, Alice reste à ses côtés pour le soigner. Malheureusement, il meurt finalement d'une pneumonie le 31 décembre 1909.
Pour lui offrir de belles funérailles, elle transporte son corps en chariot jusqu'à Sturgis, un voyage qui dure quatre jours à travers la neige. La légende dit, qu'arrivée en ville, elle a dû mettre son alliance en gage pour payer l'enterrement, puis qu'elle l'a récupérée par la suite grâce à des gains cumulés aux tables de poker. D'autres affirment qu'elle a travaillé plus tard comme serveuse au Black Nell's Resort à Rapid City pour rembourser les funérailles.
Après la mort de Warren Tubbs, Alice doit néanmoins subvenir à ses besoins et à ceux de ses nombreux enfants. Elle engage alors George Huckert pour gérer le ranch familial et part travailler à Sturgis en tant que croupière.
Huckert, très amoureux d'Ivers, lui demande plusieurs fois sa main. Elle finit par accepter, déclarant avec humour que ce mariage lui reviendra moins cher que les 1000 dollars de salaire impayé qu'elle lui doit.
Ils se marient donc en 1910. On sait peu de détails sur leur vie quotidienne, mais leur union reste marquée par sa courte durée.
Leur vie commune se termine en effet tragiquement lorsque George meurt en 1913, ce qui laisse Alice Ivers une fois de plus veuve.
Quelque temps plus tard, Alice ouvre le Poker's Palace. Située entre Sturgis et Fort Meade, cette maison reconvertie en saloon propose à ses clients des jeux d'argent, de l'alcool et de ravissantes serveuses.
Grâce à ses nouveaux revenus, Alice parvient à s'en sortir dans un contexte difficile pour une veuve avec de nombreux enfants à charge. Bien que sexagénaire, elle reste encore séduisante, élégante et toujours redoutable au poker.
En juillet 1913, son établissement devient le théâtre d'une violente confrontation avec des soldats de la troupe K stationnés à Fort Meade. Refoulés à l'entrée, car la maison de jeu est bondée, ils réagissent avec colère : ils lancent des pierres sur les fenêtres du Poker's Palace, coupent ses lignes électriques et tentent de s'y introduire par la force.
Alice répond à l'assaut par plusieurs coups de feu. Un soldat du nom de Fred Koetzle meurt, tandis que quatre autres personnes sont blessées. Arrêtée par le shérif avec six de ses employées, Ivers est incarcérée à la prison du comté, puis finalement reconnue en état de légitime défense. Son saloon ferme néanmoins momentanément ses portes et elle est condamnée pour tenue de "maison de débauche".
Deux ans plus tard, en 1915, une nouvelle fusillade éclate dans son établissement, impliquant cette fois deux soldats et un civil. L'affaire est toutefois classée comme une simple rixe liée à l'alcool.
Dans les années 1920, Alice, qui a maintenant plus de 70 ans, continue à jouer. Néanmoins, elle s'habille désormais en homme, ses belles robes et sa beauté n'étant plus qu'un lointain souvenir...
Elle fait parfois des apparitions lors d'événements publics, tels que le Jubilé de Diamant à Omaha, dans le Nebraska. Elle déclare préférer jouer au poker plutôt que de se livrer à des activités comme le tricot, qui sont alors jugées plus convenables pour son âge.
En 1928, Alice Ivers est menacée d'une nouvelle peine de prison pour trafic d'alcool et tenue d'une maison close à Sturgis. Mais elle échappe en fin de compte à sa peine grâce au soutien de plusieurs centaines de personnes (des clients et des gérants d'autres établissements). Ces dernières signent une pétition afin que le gouverneur gracie la vieille femme car, selon eux, l'incarcération pourrait lui être fatale, compte tenu de sa santé précaire.
Le 20 décembre 1928, le gouverneur William J. Bulow finit par lui accorder sa grâce. Après cet événement, Ivers se retire de la vie publique et ne connaît plus de démêlés avec la justice.
À 79 ans, l'état de santé d'Alice se dégrade et elle doit subir une opération de la vésicule biliaire à Rapid City. Bien que son rétablissement semble prometteur, elle décède finalement des complications de cette intervention le 27 février 1930.
Ses funérailles ont lieu le 1ᵉʳ mars au cimetière Saint-Aloysius de Sturgis. Dans son testament, elle déshérite ses enfants qui l'ont abandonnée durant ses dernières années et lègue ses biens à ses amis.
Pendant sa longue carrière de joueuse de poker, Alice Ivers a gagné au total plus de 250 000 dollars (l'équivalent de plus de 3 millions aujourd'hui) sans jamais tricher. Elle a marqué son époque comme une femme audacieuse et indépendante qui est devenue une véritable icône du Far West.
Son personnage a été incarné à l'écran à plusieurs reprises, notamment par Barbara Stuart dans "The Texan" (1960), Susan Sullivan dans "The New Maverick" (1978) et Elizabeth Taylor dans "Poker Alice" (1987). Elle a également été citée dans l'album "Calamity Jane" de "Lucky Luke" paru en 1967.
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